Les rebelles houthis entament leur retrait de la ville d’Hodeïda

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Après une semaine de négociations, sous l’égide de l’ONU, les rebelles houtis ont débuté, samedi, leur retrait de la ville portuaire d’Hodeïda, au Yémen. Ce redéploiement est le premier développement positif depuis le début du conflit en 2014.

Les miliciens du mouvement rebelle Houthi ont annoncé, samedi 29 décembre, le début de leur retrait du port d’Hodeïda dans l’ouest du Yémen. Cette information, confirmée à l’agence Reuters par des sources proches de l’ONU, vient confirmer la désescalade observée sur le terrain depuis les pourparlers de paix engagés mi-décembre en Suède.

Une trêve entre les houthis et la coalition sous commandement saoudien, qui soutient les forces gouvernementales, est entrée en vigueur le 18 décembre dernier.

“Nos forces ont commencé à se retirer la nuit dernière du port d’Hodeïda, comme convenu en Suède”, a confirmé un porte-parole des houthis au micro d’Al-Massira, la chaîne de télévision du mouvement.

L’accord prévoit également le retrait des forces présentes dans les ports de Salif et de Rass Issa, voisins de celui d’Hodeïda par lequel transite l’essentiel de l’aide humanitaire destinée aux millions de Yéménites menacés par la famine.

Hervé Verhoosel, porte-parole du Programme alimentaire mondial

Des observateurs de l’ONU sur place

Une équipe d’observateurs de l’ONU chargée de veiller au respect du cessez-le-feu est arrivée à Hodeïda dans la semaine. Elle est dirigée par l’ancien général néerlandais Patrick Cammaert, qui doit également présider un comité de coordination du redéploiement, dans lequel les deux camps sont représentés. Les premières réunions ont eu lieu cette semaine.

Du côté des forces gouvernementales, qui tiennent certains quartiers du sud de la ville, on dit avoir besoin de temps pour vérifier la réalité du retrait des houthis. “Ils pourraient se contenter de remplacer leurs hommes par des soit-disant gardes-côtes”, a expliqué un de leurs représentants.

Le gouvernement yéménite a décidé, vendredi, de payer les salaires des fonctionnaires à Hodeïda à partir du mois de décembre, un développement également salué par l’ONU.

La trêve d’Hodeïda, premier développement positif depuis le début du conflit en 2014, entre dans le cadre des mesures de confiance censées ouvrir la voie à un cessez-le-feu global et à un processus de paix.

Avec Reuters et AFP