RFI bloquée en RDC : la France appelle au respect de la liberté de la presse

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Le 31 décembre, en marge des élections présidentielles, la République démocratique du Congo était victime d’une coupure d’accès à l’internet et les émetteurs du signal de RFI y étaient aussi endigués. La France, y voyant un « élément clé » de la « crédibilité » du scrutin, a appelé ce 3 janvier au respect de la liberté de la presse en RDC.

Après le blocage de l’Internet en République démocratique du Congo, le signal de la radio publique française Radio France internationale a été coupé et une correspondante de la RFI avait vu son accréditation retirée. Par l’intermédiaire d’un porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères Paris a tenu, ce jeudi 3 janvier, à montrer son soutien à la chaîne en rappelant son attachement au respect de la liberté de la presse.

« La France est engagée en faveur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression », a-t-il déclaré lors du point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay. Avant d’ajouter : « Le respect de ces libertés, qui constitue un fondement de toute société démocratique, est un élément clé pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral en cours en République démocratique du Congo ».

Le gouvernement congolais réagit à son tour

Le gouvernement congolais « ne peut laisser des médias annoncer, ou faire annoncer par d’autres sources que la Céni (commission électorale), les résultats », a affirmé le 3 janvier le ministre congolais des Médias, Lambert Mende. RFI, qui couvre abondamment l’actualité de ce pays francophone de 80 millions d’habitants, a assuré pour sa part « respecter sur ses antennes les textes en vigueur et n’avoir donné aucun résultat » du scrutin de dimanche.

L’annonce des résultats provisoires retardée

Un membre de la commission électorale (Céni) en République démocratique du Congo.
Un membre de la commission électorale (Céni) en République démocratique du Congo. | BAZ RATNER / REUTERS
Plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis et la France, avaient déjà demandé à Kinshasa de ne pas bloquer l’accès aux moyens de communication dans l’attente de l’annonce des résultats. Dans ce contexte, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a indiqué jeudi envisager un report de l’annonce des résultats provisoires initialement prévus dimanche « au plus tard ».