Milan muselle la Roma

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Plutôt en jambes à l’Olimpico, la Roma s’est néanmoins cassé les chicots sur la défense de Milan et surtout sur un Donnarumma des grands soirs.

Cette année, on ne parle plus beaucoup de lui. La hype est retombée, les médias se sont calmés. Pourtant, Gianluigi Donnarumma est l’un des grands bonhommes de l’exercice 2018-2019 de l’AC Milan. En atteste son nouveau match de patron, pour sortir ses partenaires de la mouise ce dimanche, face à une Roma pourtant assez nettement dominatrice.

Gigio, ce héros

Humiliée par la Fiorentina en milieu de semaine (7-1), la Roma veut d’entrée recoller les morceaux avec ses tifosi à l’Olimpico. D’abord en allant au mastic, quitte à parfois flirter avec les limites. Zaniolo taquine régulièrement les chevilles de Bakayoko, Pellegrini tamponne tout ce qui passe au milieu et Manolas, coupable d’un contrôle foireux, s’en va tarter Kessié pour empêcher l’Ivoirien de filer au but. Un début viril, mais les Giallorossi n’en oublient pour autant pas de jouer. Dès la sixième minute, Džeko contorsionne sa grande carcasse pour servir Pellegrini, dont la reprise de volée est déviée par les solides gambettes de Rodríguez. La suite ? La Louve continue de mordre dans tous les sens, mais se casse sempiternellement les dents sur Gigio Donnarumma. Le gardien lombard dévie successivement un pétard à ras de terre de Zaniolo, une galette de Džeko et une tête croisée de Schick. Pas de pot pour la Roma : les Milanais, eux, capitalisent sur leur seule vraie occasion de la première période. Peu avant la demi-heure de jeu, Paqueta se faufile dans la surface, tourbillonne autour de Pellegrini, puis sert Piatek, qui poignarde Olsen à bout portant.

La rage de Zaniolo, le poteau de Gigio

Un scénario sévère pour la Roma, qui a au moins le mérite de foutre en pétard Zaniolo : dès la reprise, l’Italien profite du bordel induit par un centre de Karsdorp pour enfin battre Donnarumma, fusillé sur sa ligne. Bonne nouvelle pour les tifosi des deux camps : Milan, plutôt recroquevillé sous sa couette en première période, met plus volontiers le nez dehors, notamment en jouant verticalement pour Piatek, souvent adroit en contre. Reste que ce sont surtout les Romains qui gardent les mains sur les platines, et Donnarumma doit encore sortir une parade monstrueuse pour dévier une tête sur corner de Džeko. Décidément pas vernie, la Louve touche même les montants par Pellegrini, dont le coup de casque s’écrase sur le poteau adverse. Une ultime tentative qui fait pschitt, alors que Milan finit par se satisfaire d’un nul finalement pas trop mal payé. Même si tout ce beau monde sait que le résultat de la soirée revient à quasi pédaler dans le vide : Romanisti comme Rossoneri restent en embuscade du podium de la Serie A, à respectivement quatre et cinq points de l’Inter.

Auteur: sofoot.com