Pyongyang poursuit ses tirs « d’avertissement » dans la mer du Japon

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La Corée du Nord a tiré, vendredi, deux « projectiles non identifiés » qui se sont abattus en mer du Japon, a annoncé la Corée du Sud. Pyongyang, qui a procédé au sixième lancement de ce genre depuis fin juillet, refuse tout dialogue avec son voisin.

La Corée du Nord poursuit sur sa lancée des dernières semaines : Pyongyang a tiré, vendredi 16 août, deux « projectiles non identifiés » qui se sont abattus en mer, a annoncé l’état-major interarmées de la Corée du Sud. Ce dernier a indiqué que ces projectiles avaient été tirés depuis les environs de Tongchon, une ville de la province de Kangwon, située dans le sud-est de la Corée du Nord, et étaient tombés dans la mer de l’Est, également appelée mer du Japon.

« L’armée observe la situation pour le cas où il y aurait d’autres lancements », a ajouté l’état-major sud-coréen.

Il s’agit du sixième lancement de ce genre depuis la fin juillet. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a déclaré début août que ces tirs constituaient « un avertissement solennel » adressé à la Corée du Nord et aux États-Unis en raison des manœuvres militaires conjointes menées par ces deux pays, manœuvres que Pyongyang réprouve.

La Commission pour la Réunification pacifique du Pays, une institution du pouvoir nord-coréen, a annoncé, vendredi, dans un communiqué, qu’il rejetait des déclarations faites la veille par le président sud-coréen, Moon Jae-in.

Les discussions sur l’arsenal nucléaire nord-coréen au point mort

Dans un discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la libération de la Corée de l’occupation japonaise (1910-1945), Moon Jae-in avait déclaré que son objectif était d' »atteindre la paix et l’unification d’ici 2045″, bien que le mandat présidentiel unique auquel il a été élu se termine en 2022.

Le communiqué nord-coréen a accusé Séoul d’être responsable du gel actuel des discussions intercoréennes et de la non-application de « la déclaration historique de Panmunjom ».

Cette déclaration avait été adoptée lors d’une rencontre impromptue de Kim Jong-un avec Donald Trump à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. Les deux hommes avaient alors décidé la reprise prochaine des discussions sur l’arsenal nucléaire nord-coréen, mais cette annonce ne s’est pas concrétisée jusqu’à présent.

La Corée du Nord a exclu dans le communiqué publié vendredi une reprise prochaine des pourparlers avec la Corée du Sud. « Nous n’avons plus rien à discuter avec les autorités sud-coréennes et nous n’avons aucune intention de nous réunir de nouveau avec elles », déclare le document.