Opposition et pouvoir : Qui a le plus de chances de gagner la prochaine Présidentielle…?

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La décision du conseil constitutionnel d’invalider les candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall fait jaser dans le landernau politique.  Au risque pour l’opposition de passer à côté de l’essentiel ?

Les partisans de l’ancien maire de Dakar et ceux de Karim Wade râlent tous azimuts après la publication de la liste provisoire du conseil constitutionnel.

Pour tout ce beau monde et les 19 autres recalés, le combat continue. Mais par où commencer ?  That is the question !

A un mois 7 jours de la Présidentielle, l’opposition s’arc-boute toujours sur la validation de ses candidatures oubliant de facto les coalition d’intérêt autour des 4 candidats retenus par l’institution judiciaire.  Macky Sall, très avance, a déjà mis en place son trésor de guerre et fini de réfléchir sur les voies et moyens de remporter les joutes électorales, divertit l’opposition qui s’enlise dans un contentieux électoral infini.

Et si tant est que le Conseil constitutionnel  confirme sa décision, le 20 janvier prochain,  de valider les  cinq (Macky Sall, Ousmane Sonko, Isssa Sall, Idrissa Seck, Madické Niang), quelle sera la  position des recalés ? Continuer à contester ? Ou se pencher sur la mise en place d’une union sacrée afin d’appuyer leurs pairs  présidentiables ?

Jusqu’ici, aucune  stratégie de sortie de crise élaborée.  Aujourd’hui, l’opposition sénégalaise est  à l’image des pays lusophones et autres pays de la ligne de front , dans les années 70 et 80, qui luttaient contre les colonisateur pour leur indépendance,  tout en ne réfléchissant pas sur la gestion du pouvoir. Résultat, le  réveil fut brutal après le départ des colons : guerres civiles, coups d’Etat, demande sociale accentuée.

Lutter de manière concomitante pour faire valider les dossiers de ses candidats et réfléchir sur des gentlemen’s agreement  et autres coalitions comme alternative, semble être pour les observateurs, la bonne stratégie de lutte.

S’unir autour de l’essentiel, imposer un rapport de force à Macky Sall, seraient le droit chemin pour les analystes. Un « miracle«  » qui  doit être béni par les masses populaires. Surtout cette masse silencieuse dangereuse et décisive dont l’unique arme fatale est sa carte d’électeur.

senego