Déclaré guéri du Coronavirus : Un ancien cas communautaire se confie et fait des révélations

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Le 14 avril, après un malaise au marché “Ocass” de Touba, une ville située à près de 200km de l’est de Dakar, Ibrahima Cissé avait été déclaré positif au Coronavirus. 15 jours après, ce militaire libéré en 2010, a été guéri. Avec nos confrères de Libération, il est revenu sur sa contamination non sans dénoncer le comportement de deux patients avec qui il était au centre de santé. Ces derniers ont fait un enregistrement audio pour nier l’existence de la maladie.

Revenant sur sa contamination, Ibrahima Cissé ne sait pas comment il a eu la maladie. “Sincèrement, je ne sais pas comment j’ai eu la maladie. Je portais un masque et j’avais toujours des gangs car j’étais vigile dans un centre commercial. D’ailleurs, la première chose que j’ai faite à ma sortie d’hôpital c’est de démissionner de mes fonctions. Depuis que j’ai été testé positif, mon employeur m’a royalement ignoré. Il m’a appelé une fois au téléphone, je n’ai plus eu de nouvelles”.

Ibrahima d’ajouter ” moi, tu m’ignores, je t’ignore car je suis militaire dans l’âme. Je suis de la classe 98-1, je suis allé à Bissau. J’ai été libéré en 2010, et c’est en 2013 que je suis venu m’installer à Touba. J’ai une femme et deux enfants. Mais, pour vous dire que cette maladie est une vraie équation. Je l’ai eu et pour l’instant je n’ai contaminé personne. Aucun membre de ma famille n’a été contaminé…”.

Après sa sortie d’hôpital, cet ancien militaire dit marcher la tête haute sans le souci d’être stigmatisé. Mais il a été surpris par le comportement de son colocataire. Ce dernier l’a appelé pour lui dire que le propriétaire ne voulait pas de lui à cause du Coronavirus. Après vérification, il s’est rendu compte que le propriétaire n’a rien dit. C’est plutôt son colocataire qui était méfiant.

Durant son séjour à l’hôpital, Cissé dit avoir été choqué par le comportement de deux autres patients qui ont fait un enregistrement audio et une vidéo pour nier l’existence de la maladie. Selon lui, ces malades qui nient l’existence du Coronavirus doivent être poursuivis après leur guérison

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